ZENITH DE PARIS LA VILLETTE

ZENITH DE PARIS LA VILLETTE

Paris (75019 )
Parc de La Villette - 211 avenue Jean Jaurès

TĂ©l : 01 42 08 60 00

3 avis sur Zenith De Paris La Villette

Note moyenne 0 /5
Maxime F.
10 critiques
Avis Ă©crit le 04 Décembre 2014

DĂ©troit au ZĂ©nith de Paris le 3 DĂ©cembre 2014

« Parisiens têtes de chiens, parigos têtes de veaux. », une vraie entrée comme on pouvait l’imaginer venant de Bertrand Cantat. Le public est surexcité à l’idée de voir son idole fouler la scène du Zénith. Mais l’excitation va vite retomber avec le doux morceau « Ma Muse » qui entame ses premières notes. Une ambiance qui calme le public et le laisse écouter la voix toujours aussi rocailleuse et fragile de l’ex Noir Désir.

Ex noir désir certes, mais le répertoire de Détroit est l’antithèse du premier groupe de Cantat. A pied d’égalité avec l’album « Horizons » les cinq membres du groupe nous délivrent des chansons mélancoliques devant un public du Zénith très silencieux et à l’écoute. On ne peut pas dire que l’ambiance soit celle d’un concert de rock. Au contraire. Mais c’est un public conquis, des fans des Noirs Des’ de la première heure. Heureusement, ces fans se retrouveront dans des morceaux qui donneront plus de punch au concert, comme Lazy ou sa reprise du morceau d’Iggy Pop, Gimme danger. Mais, malgré ces quelques sauts de tensions, le concert restera calme. Une confidence d’un artiste à son public.

Les deux côtés du Détroit

Il faudra réellement attendre le rappel pour voir le concert prendre une autre forme. Bertrand Cantat se présente avec son Violoncelliste pour nous interpréter Droit au soleil en acoustique. Sa voix est fragile, mais c’est ce qui nous fait apprécier cette interprétation. Une performance qui sera salué d’une standing ovation et qui marquera le concert. Mais que serait un concert de Cantat sans un discours politique ? Rien. Pour ça, le morceau Sa majesté, parsemé de discours politiques durera près de dix minutes. C’est tout logiquement qu’ils enchaineront avec Un jour en France, suivi de la très optimiste Fin du siècle pour finir sur le message de révolte avec Tostaky.

Mais on sent que le rock de Noir Désir ne correspond plus avec le Bertrand Cantat d’aujourd’hui. On ne sent pas la révolte, on sent le discours, le récit. C’est un spectacle sur joué auquel on assiste sur quelques chansons du rappel. En réalité, deux caractères se sont opposés durant près de deux heures : Le calme et la mélancolie de Détroit d’un côté, la révolte de Noir Désir de l’autre. Deux époques distinctes que Cantat a cherché à regrouper pour au final donner un spectacle à deux vitesses, sans réelles coordinations.

Maxime Fremy
Reportconcert.fr

Set Liste :
• Ma Muse
• Horizons
• Ernestine (Reprise Noir Désir)
• À ton étoile (Reprise Noir Désir)
• Le creux de ta main
• Lazy (Reprise Noir Désir)
• Gimme Danger (Reprise Iggy Pop & the Stooges)
• Le Fleuve (Reprise Noir Désir)
• Lolita nie en bloc (Reprise Noir Désir)
• Ange de désolation
• Null and Void

Rappel :
• Droit dans le soleil
• Glimmer in your eyes
• Sa majesté
• Un jour en France (Reprise Noir Désir)
• Fin de siècle (Reprise Noir Désir)
• Tostaky (Reprise Noir Désir)

Rappel 2 :
• Le vent nous portera (Reprise Noir Désir)
• Comme elle vient (Reprise Noir Désir)

Maxime F.
80 critiques
Avis Ă©crit le 27 Novembre 2014

Rodrigo y Gabriela, ZĂ©nith de Paris, 27/11/14

Rodrigo & Gabriela, beaucoup de rythme, une seule fausse note.

Un canapé, une lampe, deux chaises et quelques bières. La scène est en place, je vous présente Rodrigo à la mélodie et Gabriela au rythme. Treize ans après la sortie de leur premier album, le duo Mexicain a marqué les esprits, et continue de le faire avec des concerts hors du commun.

Vous avez dis « génies » ?

Deux guitares sèches, il n’en faut pas plus pour faire bouger un Zénith. Simples, ingénieux et inventifs, le couple mexicain nous a prouvé pendant deux heures leur amour de la guitare. Un rythme fort et une mélodie entrainante pousse le public à sauter et applaudir dés le commencement. C’est clair, on est là pour se dépenser et transpirer dans cette salle où la température va vite monter avec l’arrivée de la mythique « Hanuman » en début de concert. Mais le génie des deux amoureux va aussi se montrer par les quelques reprises offertes au public parisien. « Orion » de Metallica, « Stairway to heaven » des Led Zep, mais aussi des mythes comme Black Sabbath ou U2.
Les chansons s’enchainent et malgré le talent impressionnant des deux artistes, le concert manque parfois de peps. Certaines chansons, trop mélodiques, vont disperser les esprits du public répartis dans la grande salle. Trop grande peut être. Un brouhaha se fait entendre lorsque la musique s’apaise. On aurait préféré une salle plus petite, plus intimiste pour profiter au maximum de l’ambiance acoustique des solos de guitare donnés par Rodrigo.

Et les amateurs de solos ne seront pas déçus, une surprise de taille les attend, avec l’arrivée sur scène de Vicente Amigo. Considéré comme l’un des plus grands virtuose de la guitare flamenca, cet Andalous accompagnera le temps d’une chanson, en hommage aux 43 étudiants d’Ayotzinapa kidnappés, Rodrigo y Gabriela, en admiration devant cet homme. Un moment d’osmose qui a perdu de son cachet dans ce grand Zénith. Un endroit sans âme, pour une musique qui en est remplie.

Une fausse note

L’espace est trop important pour se prendre au jeu des guitaristes sur des musiques plus calmes et purement technique. C’est la seule fausse note qui ne nous fait pas apprécier le concert à sa juste valeur. La grande salle du Zénith ne s’accorde que avec des chansons rythmiques et poussées, notamment sur le final de « Tamacun », où le Zénith se fera secouer par des sauts énergiques, juste après avoir hurlé à tue tête sur la reprise de « With or Without you ».

On appréciera la chanson en duo avec la première partie Oystein Greni qui apporte de la diversité au concert grâce à l’ajout d’une voix. Une bonne idée qui permet au duo Mexicain de dynamiser le concert et de sortir des quelques moments de flottements qui cassaient le rythme de la soirée.

Maxime Fremy
Reportconcert.fr

Maxime F.
80 critiques
Avis Ă©crit le 25 Novembre 2014

Parov Stelar, 25 Novembre 2014, ZĂ©nith de Paris.

Parov Stelar Band fait swinger la Villette


Une ambiance des années 20 souffle sur le parc de la villette. Parov Stelar, DJ Autrichien, accompagné de son band, détient dix albums à son actif depuis 2001. Autant dire qu’il maitrise ses sets et il nous le prouve dés le début avec une intro digne d’une entrée de gladiateurs. Pendant près de quatre minutes, la tension monte lentement, pour finalement être cassée par la mythique trompette, mais aussi par l’entrée d’une chanteuse qui suffit à enflammer les braises d’un Zénith plein à craquer.

« Le cocktail parfait ! »

Le concert commence avec beaucoup d’énergie, et durant près de 2h, les classiques du groupe s’enchaineront. On passe du Jazz des années 20’s au DJ Set purement électro en quelques secondes. Des morceaux tels que Booty Swing ou Cat groove sont travaillés pour déchainer le public, sans le lasser. Les enchainements sont maitrisés, et l’on remarque très vite que c’est vraiment agréable d’avoir un groupe qui scéniquement fait le show, tout en ayant un DJ qui gère (entre autre) les transitions pour ne pas casser le rythme du concert. L’enchainement des morceaux prend une fluidité impressionnante. Le public attendait beaucoup de ce groupe, il n’est pas déçu.

Le morceau le plus hallucinant restera Mojo Radio Gang, qui sera poussé aux extrêmes, avec des moments de calmes, géré par Parov Stelar, pour ensuite repartir sur de bonnes basses imposantes. Technique simple, mais efficace. L’euphorie envahi le Zénith où beaucoup s’attèlent d’ailleurs à quelques pas de danse improvisés.

Les solos de basse, de batterie et bien entendu de trompette permettront au band de dépenser une énergie folle tout au long du concert. Et malgré sa discrétion scénique, Parov Stelar nous prouvera qu’il est bien présent avec un set electro final qui fera penser à tout sauf aux années 20. Parov Stelar aux platines, et son band à la scène, font le cocktail parfait pour un show musical maitrisé.

Maxime Fremy
Reportconcert.fr

Set List :

1. Intro
2. Oh Yeah
3. Booty Swing
4. Clap your hand
5. Sally’s Dance
6. Catgroove
7. Homesick
8. The flame of fame
9. Fleur de lille
10. Baska brother
11. The Speed Demon
12. Jimmy’s Gang
13. The Paris swing Box
14. The Mojo Radio Gang
15. All night

Rappel :
1. The golden boy
2. Libella Swing
3. Matilda