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Sur la scène de l'Athénée, le chanteur se fait aussi comédien et utilise ces textes intercalaires pour nourrir son spectacle, « un long monologue parlé et chanté, où des extraits du livre viennent donner un éclairage inédit aux chansons les plus connues », leur apportant un relief particulier au sein d'une histoire plus large. Benjamin Lazar, qui avec Jessica Dalle met en scène le spectacle autour de Fersen et de trois musiciens (Cécile Bourcier (violon), Maryll Abbas (accordéon) et Pierre Sangrã (guitare, mandoline) en alternance avec Pavel Andaero), voit dans ce type d'interventions un écho « au razo du Moyen-Age », ces textes qui permettaient d'expliquer un poème, et considère Fersen « comme un troubadour venant raconter ses histoires ».
Pour ce qui n'est « ni un concert ni non plus un seul en scène », continue Lazar, il va falloir « trouver le bon ton ». Peut-être passera-t-il par la recherche d'images intérieures : « Benjamin développe une fantaisie dont je me sens proche, conclut Fersen. Il refuse tout ce qui contraint le jeu, rejette l'image figée, privilégie la performance. Il existe dans son travail une tentative de montrer l'invisible dans l'espace théâtral. »
Textes et musique Thomas Fersen • Mise en scène Jessica Dalle, Benjamin Lazar
Violon Cécile Bourcier • Accordéon Maryll Abbas • Guitare / Mandoline Pierre Sangrã • en alternance avec Pavel Andaero
Durée : 1h15