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Ce court récit paru anonymement en 1662 semble annoncer « La princesse de Clèves », éditée en 1678 et considérée comme fondatrice du roman d'analyse des XIXème et XXème siècles. Les deux oeuvres mettent en scène des personnages princiers dans un contexte historique se situant sensiblement à la même époque : la Cour des Valois dans les dernières années du règne d'Henri II et au début du règne de Charles IX. De 1558 à 1559 pour la princesse de Clèves ; de 1563 jusqu'à la Saint Barthélemy (1572) pour la princesse de Montpensier.
On retrouve dans les deux textes la même analyse subtile, la même dissection des sentiments, les mêmes conflits raciniens entre devoir et amour. Mais la concentration d'événements historiques et privés, ramassée dans la forme courte de la nouvelle, confère une fulgurance au récit de la princesse de Montpensier. La violence de la passion amoureuse des personnages y fait écho aux violences des guerres de religion, du fanatisme et des luttes de pouvoir. Les passions publiques comme les passions privées conduisent à la catastrophe et au massacre de la Saint Barthélemy.
Marie de Montpensier et Henri de Guise sont jeunes, dotés d'une grande énergie et veulent être maîtres de leur destin. Chacun de son côté, ils se révoltent contre leurs parents qui ont arrangé leurs mariages selon les intérêts des grandes maisons princières dont ils sont issus, sans tenir compte de leur inclination mutuelle. Mais si Henri peut s'accomplir au travers de ses faits d'armes sur les champs de bataille et dans les intrigues de cour, Marie, elle, reste assujettie aux désirs et aux ambitions de son père, puis de son mari.
Adaptation : Eliane Kherris
Mise en scène : Vincent Auvet & Eliane Kherris
Distribution : Chloé Genet & Florence Leroy Gaussen (en alternance), Romain Isselée, Jean Lespert et Michel Miramont
Tout public (à partir de 15 ans)
Genre : théâtre classique
Durée : 1h15