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L'orchestre bien équilibré, dirigé de façon légère et dynamique par Claude Cuguillère, a accompagné à la perfection de vrais chanteurs qui ont toujours su trouver le ton juste et la touche d'humour nécessaire sans ne jamais tomber dans la caricature. Si l'ensemble des voix étaient bien à la hauteur de l'événement, on notera toutefois la prestation d'une Gabrielle (Frédérique Varda) truculente qui passe avec aisance de la gantière égrillarde à la veuve de colonel. Son ironie, toute comme celle de l'intrigante Metella (l'épatante mezzo soprano Claudia Mauro), ont rappelé au public que, sous le divertissement, Offenbach et son librettiste, Meilhac, proposent une critique du clinquant et des apparences trompeuses ( les valets jouent les maîtres comme chez Molière ou Marivaux d'une bourgeoisie décadente et d'un Paris factice qui sombrera, trois ans après la création de l'œuvre, dans l'horreur de la guerre franco - prussienne."