Amalgama se retrouve au carrefour de plusieurs civilisations, influencé notamment par la culture métissée des gauchos argentins qui ont investi la pampa avec la redoutable et ancestrale arme de chasse, les boleadoras, utilisée comme instrument de percussion et de danse spectaculaire. Au travers de son spectacle Amalgama met en exergue l'influence africaine dans les musiques latino-américaines, en jouant des instruments tels que le cajón d'origine afro-péruvien. ; « sa majesté el cajón », comme disait Don Nicomedes Santa Cruz (poète et compositeur), voit le jour au 14ème siècle. A bord des bateaux négriers les esclaves faisaient résonner des rythmes sur des caisses de marchandises qui les accompagnaient. C'est jusque dans les années 50 que le cajón s'est vu transformé et perfectionné, pour en arriver à la forme qu'on lui connaît actuellement ; la cajita qui servait à récolter des fonds au moment du carnaval mais aussi lors de fêtes religieuses. C'est ainsi que les musiciens afro-péruviens, l'utiliseront comme percussion d'accompagnement des danses et musiques, tel que "El son de los Diablos" ; la quijada, mâchoire d'âne qui accompagne souvent le cajon et la cajita et selon Fernando Ortiz (ethnomusicologue), le son que produit cet instrument fait revenir à nous l'esprit et la voix des anciens ; le quitipla d'origine afro-vénézuélien, tube en bambou que l'on percute sur le sol et qui est joué, entre autres par les enfants, afin de les initier à l'apprentissage d'autres tambours ; le chékéré ou ágbe d'origine afro-Cubain est caractérisé par son usage religieux dans toute la Guinée et d'autres pays d'Afrique également ; « le caxixi d'origine afro-brésilien etc etc ....