Dhruba Ghosh est reconnu en Inde comme l'un des plus grands maîtres du Sarangî. Fils, petit-fils et arrière petit-fils de grands musiciens de Bombay, il porte en lui le meilleur d'une tradition musicale millénaire dont Bombay est le creuset. Le Sarangî est un instrument de la famille des cordes frottées. Son cousin occidental est le violoncelle. Détenteur d'une tradition qu'il transmet et préserve, Dhruba Ghosh est aussi un musicien ouvert sur les mondes sonores occidentaux d'aujourd'hui. Il est un de ces rares grands maîtres indiens comme Ravi Shankar - on se souvient de ses collaborations avec Philip Glas ou Michaël Nyman - à pouvoir être un passeur entre la modernité occidentale et l'Inde éternelle. Dhruba Ghosh s'est ainsi produit plusieurs fois avec le violoncelliste, chef d'orchestre et compositeur Jean-Paul Dessy, très actif sur le terrain des musiques nouvelles, dans des concerts où se rencontraient leurs instruments cousins au cours d'improvisation mêlant leurs horizons respectifs. Le Sarangî Strings Sound System est un orchestre d'un genre nouveau où Sarangî, violons, violoncelles, se fonderont en une sorte de consort transculturel, symbiose de l'art du raga et d'une écriture de filiation minimaliste.