Restez informé !
Trois voix et un piano.
L'idée est donc à travers ce texte de faire entendre deux conceptions du drame musical qui sans s'affronter s'opposent. Comme une passation de pouvoir, entre Bel Canto Italien et Opéra séria Allemand, à un virage précis de l'histoire de la musique et donc de l'art.
Deux sciences de l'orchestre se font face. Le sourire de papillon chez Rossini Le sacre des ténèbres chez Wagner, donnant à la rencontre tout un panel de sujets et d'émotions.
Aussi, la notion de temps dans l'œuvre des deux compositeurs ; Fulgurant et resserré chez Rossini (il arrêtera de composer à 37 ans après avoir porté à la scène 40 opéras en moins de 20 ans) Etendu et sans limite chez Wagner dont la lente maturation créatrice commence à poindre au moment de cette rencontre.
Rossini brodait de la musique au mètre comme un tailleur. Wagner lui en maître enchanteur partira dans une création intemporelle et démesurée. Le dialogue direct entre ces deux personnalités contrastées sera ainsi introduit et conclu par le narrateur qui a su finalement faire se rencontrer les deux compositeurs dans un temps bref tout en engageant ensuite une réflexion discontinue qui va de mars 1860 (date de leur première rencontre) à avril 1906 (date de la première publication).
Trois comédiens porteront donc cette parole avec plusieurs intermèdes au piano.
Adaptation et mise en scène :
Frédéric Thérisod
Wagner :
Philippe VILLIERS,
Rossini :
Franck KRONOVSEK
Edmond Michotte:
Frédéric THERISOD