Tel père, tel fils. Kristjan Järvi est chef d'orchestre, comme son père Neeme Järvi (directeur musical de l'OSR) et son frère aîné Paavo. Une dynastie digne de la lignée Bach. A 41 ans, ce citoyen du monde refuse d'endosser le costume étroit du Kapellmeister et embrasse un répertoire particulièrement large, «du baroque au rap», dit-il.
Passant sa vie entre la Floride et Leipzig, où il vient de prendre sous son aile l'Orchestre symphonique de la MDR,Kristjan Järvi prône une vision transversale de la musique. Il fustige les chapelles, cherche à casser les préjugés, ne s'étonnerait pas que le prochain «Beethoven, Mozart ou Berlioz» émerge des musiques actuelles plutôt que du sérail strictement contemporain.