Son grand-père, passionné de jazz, lui a offert un clavier, et il a ensuite suivi une formation classique au piano, à la clarinette, à la flûte, au cor français et à la guitare. Il ne s’est intéressé à la musique contemporaine de ses influences plus récentes, comme Kendrick Lamar et J. Cole,
qu’après avoir quitté l’université, préférant jusque-là se concentrer sur son propre
travail. Khamari a passé un semestre au prestigieux Berklee College of Music avant de décider de se lancer en solo, développant un R&B à la fois apaisant et viscéral, teinté de soul classique et d’alt-rock.
Il a sorti en indépendant son premier EP, Eldorado, en 2020, acclamé par la critique.
Puis, en 2023, est arrivé son premier album sur un label majeur, A Brief Nirvana. Ses titres phares, “Doctor, My Eyes” et “These Four Walls”, cumulent à eux seuls près de 50 millions d’écoutes sur Spotify. Écrit dans l’isolement des débuts de la pandémie deCovid-19, l’album, entre vulnérabilité douloureuse et optimisme lucide, continue de résonner auprès de nombreux fans. Lors de ses premières tournées intimistes à
guichets fermés, certains auditeurs lui ont même montré des tatouages inspirés de sa musique et partagé comment elle les avait aidés à surmonter certaines épreuves.
Ses projets récents témoignent de son évolution depuis A Brief Nirvana, entre son installation dans un Los Angeles vibrant, lui, originaire de Boston, sa sortie de zone de confort et le développement de nouvelles relations. Son nouveau single “Head in a Jar” est une ballade acoustique introspective, dans laquelle Khamari exprime le désir de recevoir davantage de quelqu’un qui ne peut lui offrir autant. « J’essaie de ne pas m’emballer, mais ces murs sont si fins / Parfois j’entends des voix dans le vent / Le sol
grince, comme la mort de ce qui aurait pu être », chante-t-il, s’imaginant comme un objet posé sur la table de nuit d’un amour passé, gardé près de soi, mais jamais assez. «
On a tous vécu des situations où quelqu’un n’est pas capable de nous apprécier comme on le souhaiterait », explique-t-il. Le refrain, construit comme un sample, rappelle les influences hip-hop présentes sur A Brief Nirvana, où il s’inspirait de classiques comme “Feeling Good” de Nina Simone, “Love and Happiness” d’Al Green ou encore “Didn’t I” de Darondo. Dans ses nouveaux morceaux, Khamari développe une palette musicale encore plus riche, “Head in a Jar” faisant le lien entre son passé et son évolution. « À une époque où tout devient de plus en plus électronique et produit, il était important pour moi de rester fidèle à mon rythme et à ce qui me paraît naturel », confie-t-il.
Inspiré par de nombreuses icônes, des Red Hot Chili Peppers à Stevie Wonder, en passant par Mazzy Star, D’Angelo, Marvin Gaye, Jeff Buckley ou encore le réalisateur Christopher Nolan, Khamari adopte désormais une approche plus audacieuse de la narration. Toujours autobiographique, il explore de nouveaux points de vue, incarne différents personnages et raconte la quête universelle d’accomplissement pour mieux atteindre sa propre vérité émotionnelle. Fidèle à son introspection, il compose souvent seul chez lui, avant de collaborer avec d’autres artistes pour enrichir ses maquettes et affiner ses productions. En repoussant constamment ses limites, Khamari s’impose aujourd’hui comme l’une des nouvelles voix les plus marquantes du R&B.
Source : Live Nation, Avril 2026