George Clinton est né à Kannapolis (Michigan), le 22 juillet 1941.
Il forme son premier groupe, Parliament, en 1955 ( !).
En vain, d'abord...
Vers la fin des années soixante, George prend les MC5 et les Stooges (eux aussi originaires de Detroit) en pleine face. Clinton a alors une vision (à cette époque, Sly Stone ou les Chambers Brothers ont à peu près la même?) : il reprend à son compte les extravagances du mouvement acid en vogue sur la Côte Ouest, il intègre les outrances sonores du rock de Motor City. Associée à une rythmique funk, répétitive et tribale, nappée de guitares fuzz, de wha-wha, de cuivres en piston et d'harmonies vocales purement soul (dans la lignée des Impressions de Curtis Mayfield), cette nouvelle sauce psychédélique jette les bases du Pfunk.
Premier succès, enfin, avec «I Just Wanna Testify», en 1967.
Pour un différend avec sa maison de disque, il délaisse Parliament et crée Funkadelic. Il relance Parliament en 1974, en récupérant les ex-musiciens de James Brown (Maceo Parker, Fred Wesley & Pee Wee Ellis).
Parliament réunit bientôt une quarantaine de musiciens sous la bannière multicolore de son Pfunk (le P de Parliament funk, ou pour Psyché funk), et rencontre un énorme succès avec des albums comme «Mothership Connection» (en 1976) ou «The Clones of Doctor Funkestein».
Années 80. Cheveux bariolés, gris-gris autour du cou, il crée une nouvelle structure, le P.funk All Stars.
«Atomic Dog» remporte un énorme succès en 1983.
Il a signé depuis une série d'albums funky soul pimentés, toujours politiquement incorrects («Paint the White House Black !»), comme «Cinderella Theory» ou «Hey Man !?... Smell my Finger», et avec la participation de figures telles Herbie Hancock, Public Enemy, Flavor Fav.ou Prince.
George Clinton est l'un des pères du funk, il est le créateur du Pfunk, sa branche la plus déjantée, et il a déjà influencé au moins trois générations de funkateers !
(dossier de presse Jazz à Vienne 2005)