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Thierry Malandain, le chorégraphe néo-classique le plus talentueux de France, a décidé de relever le défi, en s'inspirant non seulement du célèbre film éponyme de Jean Cocteau mais aussi de la version originelle de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont. Ce ballet enchante le spectateur par la délicatesse de ses motifs, la limpidité des ensembles, et la musique de Tchaïkovski, celle de la sixième symphonie dite pathétique, dont le compositeur écrivait dans une lettre à un ami : « Je peux dire honnêtement que jamais dans ma vie je n'ai eìteì si content de moi-même, si fier, ni si heureux d'avoir creìeì quelque chose d'aussi bon ». Quelques accessoires suffisent à planter le décor, et la danse tout en arabesques et volutes surgit. Telle une bouffée de virtuosité portée par une formidable compagnie de vingt-deux danseurs. « Sans se pencher sur toutes les interprétations du conte, on peut y déceler un récit initiatique visant à résoudre la dualité de l'être : la Belle incarnant l'âme de l'être humain et la Bête, sa force vitale et ses instincts. Avec Jean Cocteau, dont le film sortit en 1946, le regard se porte sur la représentation des démons intérieurs de l'artiste à travers la double nature de la Bête. Unité perdue ou nature humaine déchirée, quoiqu'il en soit, sur des pages symphoniques de Tchaïkovski, dans notre proposition la Bête, délivrée de ses démons intérieurs, épousera la Belle sous un soleil ardent.» Thierry Malandain
Musique
Piotr Ilitch Tchaïkovski
Chorégraphie
Thierry Malandain
Maîtres de ballet
Richard Coudray,
Françoise Dubuc
Artistes
chorégraphiques
Ione Miren Aguirre,
Raphaël Canet,
Mickaël
Conte,
Frederik Deberdt,
Romain Di Fazio,
Baptiste Fisson,
Clara Forgues,
Michaël Garcia,
Irma Hoffren,
Miyuki Kanei,
Mathilde Labé,
Hugo Layer,
Guillaume Lillo,
Claire Lonchampt,
Nuria López Cortés,
Arnaud Mahouy,
Ismael Turel Yagüe,
Patricia Velazquez,
Allegra Vianello,
Laurine Viel,
Daniel Vizcayo,
Lucia You González.