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Mais l'Orient, c'est aussi la métaphore de l'Ailleurs pour tous les romantiques, de Chateaubriand à Hugo, en passant par Lamartine, Nerval, Gautier, Flaubert ou Delacroix ; un exotisme de l'être et un goût pour de nouveaux territoires, esthétiques comme métaphysiques. Schlegel écrit déjà en 1800, qu'il faut chercher en Orient le « suprême romantisme » - vœu très lisztien...
Enfin, l'Orient, c'est également pour Liszt celui de l'Est et des pays proches du monde ottoman, ainsi que celui de la Russie et de ses musiciens, tels Borodine (qu'il fréquenta et apprécia), Tchaikovsky, Balakirev ou d'autres ; un Orient plus lointain encore marqua quant à lui Debussy, dont nous célébrons en 2018 les 100 ans de la mort, et qui fut sans doute autant influencé par Liszt qu'il le fut par Chopin.
Autant de chemins différents qui assurent à cette édition une richesse très... orientale ! »