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Pour comprendre comment Yannic résout l'équation « classicisme + modernisme », l'entendre ne suffit pas. Il faut le voir affronter ce match amical entre jazz, hip-hop et pop. Il faut se prendre agréablement les pieds dans ses cassures de rythme et se laisser embarquer vers des îles et des terres « Plus j'avance, plus je réalise que le jazz est une expérience qui se vit en live plus qu'elle ne s'étudie ».
En 2014, Yannic fréquente l'école buissonnière du Jazz. Eclairé par les musiciens Jean Marc Caron et Patrick Mullié lors de boeufs tardis, le musicien ravive sa flamme pour Bill Evans, Monk et Herbie Hancock. « J'ai enfin compris les grands noms auxquels je n'avais pas prêté attention avant. » Après l'accident Cohen, le carambolage esthétique continue de plus belle. Citons Tigran Hamasyan et son élégant trait-d'union entre musique traditionnelle, Jazz et classique. Comment faire l'impasse sur Dhafer Youssef, chanteur dont la spiritualité et les atmosphères inspirent souvent à Yannic les siennes ? Enfin, et au début de tout, Yaron Herman. Yannic suit d'abord l'une de ses master-class avant d'assurer sa première partie en mars 2016. La première boucle est bouclée. « Le jazz appartient à tout le monde donc à personne », ajoute le pianiste lillois en soif de métissage.
En 2016, Yannic Seddiki sort, en formule trio, Opus 1. Comme dans la mémoire du musicien lillois, peu importe les circonstances et les partitions, l'essentiel est la sensation, l'intuition qui rejaillit sur les limbes de nos souvenirs. Méfiez-vous des publicités mensongères, Opus 1 n'est pas « juste » un premier disque.