Depuis que Run DMC et Aerosmith ont unis leurs efforts sur Rock This way, nul ne peut nier que le méetal se marie plutôt bien avec le rap. Idem pour le hip-hop ou la techno. L'avènement d'un Korn a également profité à bon nombre de ses petits frères. Parmi eux, bien qu'il s'en défende, on peut compter le Français Watcha dont le premier album, paru en 1998 au summum de la vague néo metal, fit grand bruit, dans tous les sens du terme.
Cette version agressive du rock de l'an 2000, s'avère en prise directe avec l'époque où mélange culturel et froideur urbaine tiennent le haut du pavé. Attention, influence ne signifie pas clonage et Watcha a su se démarquer suffisamment de ses aînés internationaux pour proposer sa version, sa vision du monde en musique. Sur une base de riffs saillants et bodybuildés par des guitares énormes, il est venu poser des mélodies dépressives ou postillonnantes de fureur, des phrasés hip-hop bien calibrés et parfois même quelques touches d'un reggae subtil.
La parution du deuxième album n'a fait que renforcer l'impression que Watcha n'était pas qu'un coup opportuniste mais bel et bien une formation créative, capable de délivrer un message intéressant.
Touchant la jeunesse au cur, ils sont définitivement un groupe à suivre.