Mhamdeya est le nom de la ville tunisienne où Wajdi a grandi. Il l'a quittée à l'âge de 20 ans pour s'installer à Bruxelles. Mais la ville est pour lui plus qu'une simple ville natale : c'est un étrange mélange de plaisir et de tristesse, une sensation que Wajdi essaie de faire passer dans sa composition intitulée "Mhamdeya" (piste 9). Il s'agit peut-être de la nostalgie du son de la radio que sa mère faisait jouer tous les matins, de l'odeur du café qu'elle préparait, ou encore du son du premier piano dont Wajdi a commencé à jouer dans cette petite pièce du conservatoire à l'âge de six ans. Mais c'est plus que de la nostalgie. "Quand je joue avec Basile et Pierre, je ne veux pas seulement partager de la musique. Je veux qu'ils entrent dans ma vie et qu'ils voient à quoi elle ressemble. C'est pourquoi je les ai invités chez moi, dans ma Mhamdeya". Il est donc clair que Mhamdeya n'est pas simplement un lieu. C'est une source de nourriture pour la musique de Wajdi, et c'est devenu encore plus que cela avec Pierre et Basile, parce qu'ils ont, eux aussi, leurs propres "Mhamdeyas".
