Neil Young est le genre d’artiste qui nous prouve qu’à 70 ans, on peut avoir plus d’énergie qu’à 20 ans, confortablement assis dans un siège de l’AccorHotels Arena de Paris. L’écolo canadien était présent sur scène, le jeudi 23 juin, pour un concert qui affichait presque complet.
Du haut d’une carrière de plusieurs décennies et de près d’une cinquantaine d’albums, c’est avec la formation Promise Of The Real que le chanteur canadien jouera pendant près de trois heures, jonglant entre morceaux engagés et puissants solos de parfois presque dix minutes.
Neil Young, c’est avant tout un grand écolo, et son concert nous le rappelle à quasiment chaque instant. Deux hommes entrent tout d’abord en scène, “semant” des graines sur le sol, avant de laisser apparaitre le septuagénaire, tout discret sur le côté gauche de la scène, pour jouer After The Goldrush. S’ensuit alors une série des plus grands tubes de l’artiste, toujours discret derrière son chapeau et son harmonica, reprenant beaucoup des succès de Crazy Horse, en plus de ses succès personnels. Neil Young abandonne rapidement son piano pour s’accrocher ensuite à sa guitare, pour des chansons qui ont très souvent l’allure de slogans.
Il prendra quelques instants pour parler de sa traversée de la France entre deux dates et d’à quel point, d’après lui, nous sommes chanceux d’avoir de si beaux paysages, de si beaux champs, de si belles fermes, dans notre province. En transition entre deux chansons, des hommes déguisés en employé de Monsanto utilisent des jets de CO2, lesquels se font huer par l’assemblée.
Pour le concert de Paris, nous noterons l’étonnante reprise de La Vie En Rose d’Edith Piaf dans un magnifique français à l’accent anglais, par l’un des pianistes/guitaristes de Promise Of The Real, plus que motivé et fédérateur tout au long du concert.
L’un des meilleurs moments reste quand même le morceau Mother Earth, divinement bien interprété grâce à un orgue majestueux, sur le côté droit de la scène, point culminant de ce combat pour l’environnement, et notamment contre Monsanto.
Au final, ce sont donc presque trois heures de show engagé et passionné qui se sont déroulés à l’AccorHotels Arena, par un artiste qui n’a absolument rien perdu de sa voix et de sa prestance scénique.
Sébastien MARTINEZ
Setlist (source : http://www.setlist.fm/setlist/neil-young-promise-of-the-real/2016/accorhotels-arena-paris-france-3fe4dcb.html)
After the Gold Rush
Heart of Gold
The Needle and the Damage Done
Comes a Time
Mother Earth (Natural Anthem)
Out on the Weekend
Old Man
Human Highway
La vie en rose (par Lukas Nelson (Promise Of The Real))
Alabama
Words (Between the Lines of Age)
Winterlong
If I Could Have Her Tonight
Love to Burn
Mansion on the Hill
Western Hero
Vampire Blues
After the Garden
Country Home
Everybody Knows This Is Nowhere
I've Been Waiting for You
Rockin' in the Free World
Encore:
Like an Inca