Le nom du trio I-overdrive est une référence directe
au morceau Interstellar Overdrive, titre phare du premier album de Pink
Floyd, The Piper at the gates of down. Philippe Gordiani imbibe des
pères Zappa, Crimson, Hendrix, Soft Machine…et initiateur du projet en
2007, décrit ainsi sa source : “j’ai choisi le nom de ce trio avant de
savoir que nous allions travailler sur un repertoire de chansons de Syd
Barrett, fondateur et premier chanteur guitariste de Pink Floyd, plus
connu pour ses problèmes comportementaux et la brièveté de sa carrière
que pour ses chansons. Ce morceau est un ovni dans le paysage musical
de la fin des années 60, un instrumental free rock qui se construit à
l’image d’un standard de jazz sous la forme thème-improvisation-thème,
un riff typiquement rock dans un son entièrement psychédélique qui
laisse une très grande part à l’improvisation collective ».
L’intégration de l’esprit libertaire de Syd et le jeu des
réarrangements de 12 morceaux choisis du chanteur par les I-overdrive
montrent une relecture audacieuse, un hommage pertinent d’un trio
instrumental post-rock habitué au langage du jazz qui n’a pas hésité à
aborder la fusion, à « recréer l’univers fruité mais acide de Barrett
»(Pierre Castel).