Figure de la nuit de Cape Town, ce drôle de gus affiche depuis ses
débuts une délicieuse désinvolture. D’abord branché production
expérimentale intello, il perd plusieurs années de boulot quand on lui
braque son ordinateur portable. Sans rien connaître à la dance, il
devient alors DJ et canarde les pistes de remixes aux influences punk et
rock. Le genre de mec qui dépoussière ta collection de vinyles house
avec le dos de l’éponge. Rythmes linéaires, synthés distordus qui
déraillent en permanence : en 2008, ses premiers morceaux s’appellent
Destroy the dancefloor ou Here comes the punk. Affuté par de nombreuses
collaborations, son style abrasif tend une ligne efficace entre rock et
dubstep.