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Les contradictions issues de cet immense creuset d'influences sont désormais fondues avec davantage d'audace et de maturité. Les styles et références s'entrelacent pour former un langage propre, plutôt que d'être simplement exposés. Le tout est traversé d'un humour discret, parfois inattendu, qui allège des chansons pourtant chargées d'expériences vécues. Des détours mélodiques et des trouvailles surgissent là où on ne les attend pas.
Comme pour les albums précédents, quiconque tenterait d'en extraire des singles s'attaque à une tâche périlleuse. Le tout dépasse largement la somme des parties. Cela n'empêche pas la présence de titres évidents, promis à une large diffusion. "Dålig teve", "Margaretas sång", "Människobarn", "Hack i häl" ou encore "Du tappa dä". Si les premiers albums de Dina Ögon accompagnaient les amours de fin d'été, nous sommes désormais en automne. Reste à savoir si cet automne évoque un amour mûri ou la tristesse de ce qui n'est plus. Tout dépend de l'oreille de l'auditeur. On y entendra sans doute tout à la fois, des chemins qui s'enroulent et se déploient dans des directions possibles et impossibles, à la manière d'une musique comparable à une œuvre de M.C. Escher: d'abord lisible, puis ouverte à toutes les contradictions.