DERVISH TANDANCES

DERVISH TANDANCES

(Musique contemporaine)
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Concerts de Dervish Tandances

Biographie de Dervish Tandances

De l’origine du monde à la musique électronique.Au commencement, il y a la beauté, il y a la danse, il y a la musique, il y a l’émotion que suscitent ces arts.  Il y a ensuite le partage, la tolérance, la confiance, l’amitié, la confidence, et enfin, le mélange et les rencontres, fils rouges de ce projet.  Un alliage de modernité et de tradition lorsque la musique électronique cohabite avec les instruments classiques, alliance culturelle lorsque l’Orient s’assemble à l’Occident, lorsque les chants occidentaux en occitan succèdent à ceux en arabe, quand la danse traditionnelle égyptienne rencontre le slam, contemporain & expérimental.  Le public chemine ainsi depuis le chant philosophique Soufi jusqu’à la puissante batterie rock échantillonnée, de l’origine babylonienne de la Darbouka jusqu’aux basses profondes des nappes de synthés bidouillés.
 
Soufisme et Tanoura
Chemin de sagesse, le soufisme incarne un visage trop méconnu de l’islam, celui de l’ouverture, du respect et de la fraternité.  Le soufisme est une voie d’éducation personnelle et de connaissance intérieure, accessible à toute personne en recherche spirituelle, quelle que soit sa culture et son milieu social.  Issue de cette même philosophie, la danse Tanoura perd peu à peu de son caractère sacré pour devenir une danse populaire. Elle dépeint la création de l’univers, représente l’arrivée de l’homme sur terre et expose son évolution de manière métaphorique.
 
​De la vallée du Lot à la vallée du Nil
Dervish TanDances est une aventure humaine, faite de chemins indirects, de rencontres improbables, de sensations palpables, d’un épanouissement simple, obtenu par le partage de l’émotion.  « Cisco » ESTEVES est un fils de l’immigration, qui  a grandi dans l’Aveyron, à Espalion, sur les rives du Lot. En permanence confronté à la question de son identité, il navigue immuablement entre deux cultures, la culture méditerranéenne de ses origines et la culture de sa terre d’accueil.  Ce questionnement sera de manière sous-jacente le fil rouge de sa riche carrière artistique.
 
Créateur dans les années 2000, du label Dora Dorovitch avec Cédric SAUVESTRE, son compagnon de toujours, il deviendra ensuite le bassiste des groupes EXPérience (ex Diabologum), Téléfax et Binary Audio Misfits.  Plus récemment, il est remarqué en tant que beatmaker, pour ses albums solo sous le nom de We Are Disco Doom Revenge ou son travail de composition sur le disque de Dum Spiro.   Comme le hasard fait parfois bien les choses, il mettra Cédric CHATELAIN sur la route  de « Cisco ».
 
Cédric est un musicien de formation classique au parcours singulier, moderne et original. En effet, après 17 ans d’études musicales, ce jeune homme d’une quarantaine d’années va très vite s’affranchir de l’académisme de la musique classique pour se mettre au service des « musiques actuelles ».  On le retrouve notamment aux cotés de Dominique A, Nosfell, Peter Von Poelh, Olivia Ruiz ou Bertrand Burgalat.
 
Lors d’un retour dans le Portugal de ses ancêtres, « Cisco » découvre par hasard la danse Tanoura. La vision de ce spectacle le bouscule  car il fait  écho à son identité « pluriculturelle ».  Les prémices de Dervish TanDances se construisent ainsi dans cet imaginaire interculturel.  « Cisco » se met alors en quête d’un danseur qui symbolisera cette forme hybride de spectacle sur scène. Ce danseur sera Ibrahim HASSAN.
 
Le parcours d’Ibrahim HASSAN débute en Egypte, au Caire, où à la suite d’études littéraires réussies, il découvre et adopte la danse Tanoura. Il deviendra aussitôt l’une des références dans son art. En effet, un an après ses débuts de danseur, il sera repéré par la troupe folklorique gouvernementale égyptienne et deviendra professionnel. Progressant constamment dans son art, il devient rapidement «LE» danseur Tanoura de sa génération.
 
L’origine historique de cette danse rotative se retrouve dans une cérémonie religieuse Sufi mais la danse Tanoura s’est détachée de ses racines religieuses. Dans cette version égyptienne, les figures poétiques racontant la création du monde s’alternent en tableaux.   La colonne vertébrale de Dervish TanDances s’ébauche: analogique, numérique, chorégraphique.

Des limites informatiques  à la clé des chants 
Les mois passent et la trame électronique s’étoffe. Le duo Cédric/Cisco, hydre à deux têtes, creuse,  fouille, expérimente mais piétine, parfois...Alors, pour donner un nouveau souffle au projet et prendre du recul, ils sollicitent Benjamin RUFIÉ (Cats On Trees), afin qu’il amène sa patte, qu’il boucle les boucles et  parachève la production.
 
La base est posée mais  les voix samplées de-ci de-là ne satisfont pas les deux compères. Ainsi, ce socle s’enrichit logiquement  de chants, du chant, de  l’intonation et de la vibration du corps humain dans son ensemble. Pour cela, plusieurs voix, plusieurs humanités viennent se répondre pour nourrir le répertoire de leurs approches très différentes. Mawaran baigne depuis sa plus tendre enfance dans le répertoire maronite oriental. Adolescent, il intègre le conservatoire national supérieur de musique de Beyrouth où il suit des cours de chant classique libano-égyptien et de la tradition arabo-andalouse moyen-orientale. En parallèle il suit une formation de chant classique arabe avec le musicologue oriental Fouad Awad.
 
Mawaran écrit également des textes poétiques en arabe littéraire dont les thématiques de prédilection sont liées au dévoilement de la conscience, à la liberté du corps.  Côté chant occidental, on retrouve Arnaud BIBONNE, phénomène de la musique traditionnelle qui, depuis toujours, accumule les prix et les diplômes. Virtuose touche-à-tout à la voix singulière, il maitrise parfaitement la prosodie de l’occitan ou du latin.  Zedrine, artiste bien connu de la scène slam / spoken word hexagonale accompagne ici de ses déclamations la traversée du spectacle. Il explore une poésie orale, personnelle, en musique comme a capella, toujours guidé par l’envie de cheminer de rencontre en rencontre.
 
Aux vents, le duo  baroque taragot (bois traditionnel hongrois)/hautbois classique de Sara RUMMENS et Cédric CHATELAIN    apporte sa délicatesse mélodique soutenue par les rythmes de Jean-Pierre VIVENT,  percussionniste multi-cartes brillant ayant collaboré entre autres avec Mahmoud Guinia et Théo et Valentin Ceccaldi.  Choisis pour leur talent mais aussi pour leur singularité, tous ces artistes font don de leurs cultures mais également de leurs expériences de musiciens ayant produit ou collaboré à des projets allant de la musique classique aux arts de la rue,  créant sur scène un véritable melting-pot culturel, social, artistique et philosophique.
 
Dans notre projet, cette création délibérément laïque et interculturelle est à mettre en parallèle avec la fonction sociale de l’artiste, premier rempart contre l’obscurantisme et pourvoyeur d’un imaginaire terrestre. A la fois ancrée dans le présent, la contemplation esthétique permet également à chacun d’exercer sa liberté, réunissant les individus dans le libre jeu de leur entendement, de leur sensibilité, celle qui procure une satisfaction désintéressée. De par les valeurs de partage et d’échange qu’il véhicule, nous l’avons imaginé comme un outil de médiation contre le communautarisme sous toutes ses formes car nous croyons qu’il est de notre devoir d’artistes de transmettre par la beauté, le partage et l’émotion, un message de paix et de tolérance.

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