Nouveau venu sur la scène française, ce duo breton risque de faire des ravages avec sa pop douce et mélancolique, parfois exacerbée de colère rentrée.
Rencontre réussie entre un Brestois, grandi au son de la pop et de la musique anglo-saxonne, violoncelliste de son état, et Guillaume, chanteur-guitariste rennais, exilé aux Etats Unis où il découvre le blues. Pop-rock acoustique traversée d'électricité aux mélodies simples et efficaces, la musique de Dahlia (ils firent leurs débuts avec Acoustic Flesh) accroche. Guillaume dévoile ses textes en anglais, puis français, armé de sa guitare. Armel, au violoncelle, accompagne, exalte, transcende. Mélange simple aux sonorités lumineuses et intimistes, leur musique divague et parcourt des territoires personnels enrichis de rythmiques trafiquées, sons bidouillés et mélodies habitées. Si le duo utilise en studio de nombreux instruments, il est nettement plus brut sur scène, jouant sur l'émotion et l'énergie.
En attendant un premier album, les Bretons nous mettent l'eau à la bouche avec leurs quatre titres autoproduits. Découverte du Printemps de Bourges 2001, ils risquent de ne pas s'arrêter en si bon chemin...