Musiques du monde contre musique des mondes : le premier album du groupe Buck " OWA", ressemble à une séance de spiritisme pendant un tremblement de terre.
Des rêves intenses et agités de voyages éclairs dans l'empire Inca post-conquistadors, à La Nouvelle-Orleans un jour de Mardi-Gras cyclonique, à Chicago ou New York pendant la grande libération du jazz, à Addis-Abeba
pendant l'invention de l'éthio-jazz : voici en quelques images les inspirations du premier album.
Une musique panoramique e transversale, toujours afrocentrée, qui tire son charme et sa singularité de
l'économie de moyens. Une batterie, deux saxophones, un trombone, un tuba et une guitare : rien de plus.
Dans cet opus, simplicité et sauvagerie radicales indiquent le chemin, mieux que n'importe quel GPS. Le mode opératoire de l'enregistrement reprend d'ailleurs celui des studios mythiques : enregistrer à la manière des premiers groupes de jazz et de rock, c'est-à-dire entrer dans la pièce pour graver en direct la fragilité et la force du moment unique de la prise live.
