De son propre aveu, Black Joe Lewis a débuté piteusement : dévoré par le trac, ce soulman ne parvenait à affronter la scène que soûl, voire archi-soûl ! Après pas mal de galères, au bord du renoncement, le shouter a décidé, au lieu de mettre de l'eau dans son bourbon, de lâcher carrément les chevaux. Entre provocations misogynes et lyrics gentiment salaces, bien dans la tradition des juke joints sudistes, son Big Booty Woman cohabite avec l'obsédant Master Sold My Baby (sur l'esclavage).
Ancien prêteur sur gages - il a appris à jouer de la guitare en s'entraînant "sur les six-cordes laissées en dépôt par des types fauchés" -, Black Joe Lewis veut saisir sa chance. Derrière son flot rageur, une pointe de blues (il vénère Lightnin' Hopkins) et une détermination brutale confèrent à ce performeur électrique plus d'épaisseur qu'il n'y paraît."
(Source - www.lesinrocks.com)



septembre 2009
Tell'em what your name is !