Des peintres sonores installant leurs amplis au
bord d’une falaise, face à une mer grise et menaçante.
Sur leurs palettes, les teintes diluées
et lumineuses d’une certaine idée du rock,
comme certains le pratiquaient dans les années
90.
Un peu de saxophone, des vagues de spleen
succédant à de brèves montées d’adrénaline,
des textes introspectifs où les histoires
d’amour ne sont jamais synonymes de sourires
béats, et surtout des invitations aux balades
en solitaire, d’abord d’un pas décidé sur
les accents les plus rock, puis plus hésitant
quand les frottements de cordes se font plus
distincts et le chant plus poignant…