Les voyages forment la jeunesse, les concerts aussi
Samedi 21 novembre, trois groupes ont essayé de nous faire oublier le froid ambiant. Entre rock, blues et pop électrisante, le festival Tour de Chauffe n’a jamais aussi bien porté son nom. Il fallait réchauffer les cœurs et les corps, le pari est gagné ! Samedi soir, on est partis en voyage avec Here’s to the Lion, Low Bats et Forever Pavot, dans la petite salle intimiste de la Ferme d’en Haut à Villeneuve d’Ascq dans l’agglomération Lilloise.
Le duo de musiciens-chanteurs lillois Here’s to the Lion ouvre le bal. Le public se laisse vite bercer par ces ballades envoutantes aux consonances country-folk qui nous emmènent en road trip, tout droit dans le Grand Ouest américain. Deux guitares, une grosse caisse, un tambourin, un chant parfois à deux; ils jonglent à merveille entre aigus et graves, morceaux planants et riffs plus rockn’roll, qui viennent éveiller un public rêveur.
Il est temps d’accueillir ensuite sur scène le quatuor Low Bats. Chemises à fleurs, vestes colorées, colliers de fleurs accrochés aux micros : on s’envole cette fois-ci sur les îles. Un peu d’exotisme avec une pop psyché mélodique et colorée. Les quatre copains chapeautés nous souhaitent à leur façon la bienvenue dans leur univers et on leur dit merci. Julien, Maximilien, Nicolas et Adrien font peu à peu danser la salle, la chaleur monte et les vestes tombent ! Ils entonnent leur dernier morceau et alors qu’ils nous quittent sur un « Tell me, tell me why I should stay ? », on a tous la réponse : on attend notre vol pour la dernière étape de notre virée musicale !
Ce soir, ils sont « Forever Paris et viennent de Pavot ». La salle est maintenant remplie de voyageurs venus rejoindre le navire des parisiens de Forever Pavot, dont l’album Rhapsode vient tout juste de paraître. En ouverture, « Les cigognes nénuphar » donnent le ton : ils sont ici pour s’amuser et nous faire vibrer. Avec eux, on s’imagine dans les films des sixties, puis on retourne en enfance avec le générique de Tintin revisité. Enfin, on part en Orient, cavaler à dos de cheval sur « Miguel El Salam ». Ils improvisent, blaguent, dansent, font résonner des sonorités tantôt magnétiques et tropicales, à la fois futuristes et d’un autre temps. Entre deux chansons, le public demande à nos aventuriers de jouer « Christophe Colomb » qui conclut à merveille notre épopée.
Seulement, la Ferme d’en Haut en redemande, et Forever Pavot nous font la joie de revenir sur scène pour deux autres morceaux « à la bonne franquette », comme à la maison. The Sound of Chehery Bell et La Rabla constituent le terminus de notre voyage dans l’univers déjanté du groupe. Un sacré voyage que nous ne sommes pas prêts d’oublier.
Khady Wide & Pauline Anginot