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Cette quête de sens, de stabilité et de validation dans une époque fragmentée traverse toute sa musique, portée par l'ambition de réussir sa vie et de toucher le plus grand nombre.
Avec aujourd'hui 1,5 million d'auditeurs mensuels sur Spotify et un lien fort avec ses fans grâce à ses morceaux riches en refrains accrocheurs qui racontent la vie, l'amour et l'anxiété des milléniaux, Steer n'a pourtant trouvé sa voie que récemment. Étudiant en économie à la prestigieuse université de St Andrews en Écosse, il cherchait un hobby - et voulait impressionner une fille - lorsqu'il a acheté une guitare acoustique. Après avoir appris deux chansons (Feeling Whitney de Post Malone et Galway Girl d'Ed Sheeran), il a écrit son premier morceau. Encouragé par sa mère à l'enregistrer, il a attrapé le virus et s'est mis à composer davantage avant de partager sa musique en ligne.
La réaction a été immédiate, inattendue et fulgurante. Son audience sur les réseaux et les plateformes de streaming a explosé, et il a reçu une proposition de contrat dans l'année suivant ses débuts à la guitare. Conscient d'avoir trouvé sa vocation - et peu attiré par une carrière de « finance bro » - il a préféré se tourner vers cette créativité nouvelle qui illuminait sa vie.
S'étant longtemps senti « nul », enfant en surpoids qui « n'a jamais grandi » et qui « a traversé le collège et le lycée sans vraiment s'impliquer », Steer a trouvé dans la musique une raison d'être. Doté d'une forte éthique de travail héritée de ses parents et de son parcours international, mais aussi marqué par les exigences de sa vie universitaire, il est porté par une peur commune à toute une génération : « Ma plus grande peur dans la vie, c'est l'échec et de ne pas être à la hauteur. »
Après avoir assuré les premières parties d'artistes comme Myles Smith, Cameron Whitcomb, Arthur Hill et Kingfishr, il s'est fait connaître du public avec des titres comme « Miracle » (une ode au fait de se faire quitter), « Sinner » (plus soul et urbain) et « No One Wants To Die Alone », qui évoque la frustration moderne. « Est-ce le cœur brisé et les erreurs qui définissent qui nous sommes ? » interroge-t-il dans ce dernier, exprimant son besoin de réel dans un monde où « on est tous fatigués de cet amour superficiel ».
Cette quête incessante de perfection et de reconnaissance, typique des vingtenaires en 2026, est aussi liée chez lui à son trouble obsessionnel compulsif (TOC). « Be My Love » propose ainsi une vision de la romance moderne à travers ce prisme. « Mon TOC m'aide et me fait souffrir dans tous les aspects de ma vie. Il m'empêche de vivre normalement, mais m'aide aussi à atteindre mes objectifs. »
« Je tombe amoureux très vite, et ça te donne une motivation. Le trait le plus courant du TOC, c'est l'anxiété face à ce qu'on ne peut pas contrôler. Et ce que quelqu'un ressent pour toi est la perte de contrôle la plus totale qui soit. »
Malgré tout, il a trouvé une vraie connexion avec son public. Sa quête d'excellence n'est pas égoïste : il veut créer quelque chose qui compte, affiner son art pour que ses chansons, si importantes pour lui, puissent réellement toucher les gens. « Les chansons qui comptent le plus sont souvent celles qui fonctionnent le mieux », explique-t-il.
S'inspirant notamment de Timothée Chalamet, il revendique son ambition : « Je travaille dur pour devenir l'un des plus grands. Je ne veux pas me contenter de la médiocrité. Mais je le fais pour aider les gens, pas pour moi. Je n'existerais pas sans mes fans. J'écris pour eux parce que j'étais comme eux. »
Il s'adresse à toute une génération : « celle des vingtenaires et de la Gen Z en 2026 », confrontée à la pression des réseaux sociaux, à des attentes professionnelles élevées et à un futur plus incertain que celui des générations précédentes. « On doit montrer qu'on va bien et qu'on réussit, même quand ce n'est pas le cas. »
Ses chansons vont au-delà des clichés habituels sur l'amour et les ruptures : elles sont pour lui une forme de thérapie. Il reçoit ainsi de nombreux messages, notamment de jeunes hommes, touchés par ses textes. « Je mesure toujours ma valeur à ma réussite, rarement à mon bonheur. Beaucoup d'hommes font ça. Mais au fond, on veut tous plus que ça. »
Il confie également avoir reçu des messages bouleversants : « Des gens m'ont dit qu'ils n'étaient pas passés à l'acte grâce à mes chansons. » Une preuve, pour lui, de l'impact réel de sa musique.
Avec une année riche en concerts à venir - dont un show complet au Village Underground à Londres - Benjamin Steer est déterminé à continuer à progresser, sur scène comme en studio, afin de créer un premier album marquant.
Conscient de la rapidité de son ascension, il reste lucide : « Je dois le mériter. Je dois rendre aux gens la confiance qu'ils m'ont accordée. Je le fais pour eux autant que pour moi. »
Source : Live Nation, Juin 2026