Un moteur démarre, la voiture s'éloigne : il sera question de rupture, de cœur bardé d'épines difficiles à retirer. D'abord sur la pointe des pieds, comme impressionnée par cette voix qui en impose, l'orchestration n'hésite pas à revêtir ensuite une armure rythmique retentissante pour épaissir un climat en passe de devenir oppressant. Mais comme le signale la bouffée d'air du refrain saisissant de Borderline, "To Myself", qui vibre chœurs au vent, n'oublie pas de respirer et s'offre même de merveilleux arrangements de cordes pour conclure sur deux temps très forts. Illuminer une mélancolie déchirante : Baby Rose détient un bien beau pouvoir.
Nicolas Teurnier
