Lorsque certaines artistes susurrent de fausses souffrances et commercialisent d'absurdes tristesses, il est bon de se rabattre sur un peu d'authenticité. Anna Aaron ne cache rien, elle crache son angoisse venimeuse comme PJ Harvey ne peut plus le faire depuis longtemps. Si sa franchise peut paraître impudique, ce n'est dû qu'à la fadeur d'une époque plastique à laquelle Anna Aaron échappe complètement.