Agathe Labernia est étudiante en 1983 aux beaux arts de Montpellier et décide de monter avec des copains le groupe « Regrets ». Leur premier 45 tours « Je ne veux pas rentrer chez moi seule » fait un tabac. Sa voix enfantine de baby doll touche beaucoup, on l'invite de tous les côtés. D'autres titres enivrants suivront comme « Tout le monde s'amuse ». La presse s'empare du phénomène, on finit par la classer entre Brigitte Bardot et Lio. Mais, à la différence de ces dernières, elle est auteure-compositrice, et distille des textes au 36ème degré pouvant la rapprocher de l'association « Gainsbourg-Birkin » à elle toute seule, annonçant une vague prochaine de jeunes femmes auteures-compositrices-interprètes jouant avec facétie des stéréotypes du genre. Sous son enveloppe d'ingénue, une drôlesse rappelant l'absurdité de l'être menace l'auditoire de l'effet délicieux du bonbon acidulé