Ce qui vibre dans les contes c'est l'or pur des légendes aussi bien que le souffle monstre du forgeron...
Ce qu'il contient aussi c'est l'art de rêver : nous ne sommes pas ce que nous mangeons, ni ce que nous pensons, nous sommes ce que nous rêvons. Le conte est un outil de rédemption.
Ce que le conteur préserve c'est la source fraîche de la connaissance direct, formée de mille courants à l'état sauvage.
Ce qui compte c'est de retrouver le courant souterrain d'un esprit en accord avec sa chair. Sous l'extravagance, il y a cette réalité grave, cette ultime terrain de jeu, cette expérience stupéfiante de l'instant