Loïc Chavigny (chanteur) et Cyrille Bonneau (talabarder de bombarde) sont à l'origine de ce groupe de musique bretonne, mais à la différence d'autres, ils ne sont pas du crû. C'est en Touraine qu'ils vivent et qu'ils s'imprègnent de culture celte, apprenant à jouer des instruments traditionnels bretons. Ils créent Wig A Wag, groupe de musique bretonne et accueillent rapidement des musiciens qui, paradoxalement, viennent d'horizons qui n'ont rien à voir avec les musiques celtes (classique, rock, joueur d'accordéon).
Wig A Wag surprend : leur éloignement avec la Bretagne les pousse à mieux assimiler les traditions musicales bretonnes -Laurent Chavigny apprend le chant breton et s'inspire de maître comme Yann-Fanch Kemener-, mais aussi à suivre leurs instincts et à laisser agir leurs propres influences. Cela aboutit à une musique très identifiée qui ose s'évader vers d'autres régions musicales, comme le jazz ou le rock, et intègre des sonorités venues du Maghreb (percussions, derboukas).
Chaque instrument a son importance et participe à la force de la musique. Wig A Wag aime d'ailleurs intégrer à ses chansons de longs moments instrumentaux que l'on croirait improvisés.
Bref, si vous n'êtes pas friand de musiques celtes, Wig A Wag risque de vous réconcilier avec le genre. Les fans, eux, reconnaîtront leur talent, en particulier, sur scène où Wig A Wag n'oublie pas que la musique bretonne est étroitement liée à la danse et à la fête.