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Émigré au Pakistan à la fin des années 1990, lorsque le régime taliban avait banni, à l'exception des chants prosélytes à sa cause, toute production musicale d'Afghanistan, Ustâd Gholâm Hussein est revenu à Kaboul dans les années 2000, et y a poursuivi son métier de musicien. Pourtant, à nouveau menacé par les Talibans en 2014, il s'est résolu à reprendre le chemin de l'exil, cette fois en Europe à Francfort-sur-le-Main, où il reconduit ses activités musicales au sein des réseaux de la diaspora afghane, ainsi qu'en collaboration avec des musiciens européens (projet « Safar », notamment). Si Ustâd Gholâm Hussein aime s'investir dans les rencontres de musiques de différents horizons, il insiste aussi sur la nécessité de transmettre les traditions instrumentales et vocales afghanes : improvisation et réinterprétation au sein du répertoire classique, dont les cadres modaux et rythmiques sont inspirés des râg et tâla indiens, mais aussi de celui des ghazals (poèmes lyriques persans) ainsi que des chansons populaires.