Finalement ces quatre zozos se sont bien trouvés. Réunis autour des trois frères Ed, Daff et Trint (en prime les deux derniers sont jumeaux !), ce combo s'est embarqué vers des sphères hautement survitaminées avec un punk-rock-mélodico-core.
Rentrés il y a peu des Etats Unis avec leurs parents, les trois frères ont gardé de leur passage là-bas des goûts de mer, soleil et skate et l'habitude du « californian style ». Ils ont après tout grandi avec le punk rock de la Côte Ouest, entendez Nofx, Pennywise, Lagwagon...Mais ils revendiquent aussi des influences qui se prénomment Ramones, Dead Kennedys ou Bad Religion, bref, rien que du bon !
A leur retour en France, ils rencontrent Big Jim (la basse) et les voilà à fond dans leur passion, la musique. Dès 97, ils commencent à faire parler d'eux. Suite à un tremplin qu'ils remportent, ils enregistrent un premier EP (distribué par Tripsichord). En 98, ils rencontrent Rider qui devient leur tour-manager et enchaînent dates sur dates avec Seven Hate, Burning Heads ou Parabellum et Dyonisos. Wagram les découvre en 99 grâce à une compilation du Fair. On connaît la suite et leur premier bébé « Welcome to... » (7 titres) enregistré un peu à la va vite mais dans la spontanéité.
Pour la petite histoire, le groupe est aussi sponsorisé par une marque australienne de street/skate « Snow Headworx » avec laquelle ils ont assuré les concerts d'un Skate Tour en 2000.
Un groupe qui ne se prend pas la tête et cherche avant tout à faire de la musique pour se faire plaisir ! Dans un bon esprit « copain », les UCMFM se revendiquent comme groupe de punk mélodique très positif. En témoignent les accents ragga et sautillants de leur premier single « Come to Jamaïca ».
Nevers A Vifs (04/11/2000)
(...) puis c'est au tour des bondissants Uncommonmenfrommars de prendre d'assaut la scène. Là, rien à voir ! Dès la fin du premier morceau, la salle est déjà sans dessus dessous. Une fan de Virago me dira avec une petite moue « De toute manière, il n'y a que des trashers à Nevers. » En effet, les punks et les skaters de tout poil étaient bel et bien présents, mais les quatre Uncommon ont su aussi séduire les plus réticents. « C'est vraiment pas mon truc cette musique, mais y'a rien à dire, ils ont vraiment la patate ! », entendais-je à la fin du concert. Après un set efficace et bourré d'humour, les jumeaux aux cheveux verts (respectivement guitariste et batteur) très proches de leur public, rejoignaient leur stand de merchandising pour discuter avec les fans et signer quelques affiches.