Quel point commun réunit des artistes aussi différents que Laurel et Hardy, Marylin Monroe, Elvis Presley et Maurice Chevalier ? Tous ont tâté de ce drôle de petit machin de rien du tout, miniature de guitare aux allures de joujou exotique communément appelée ukulélé. Né à Hawaï à la fin du XIXème siècle, ce rejeton du cavaquinho (ou machette) portugais à quatre cordes a longtemps symbolisé langueur, insouciance et sensualité tropicales, objet tout ce qu'il y a de plus branché au cours des Années folles, avant de se voir exclu de la grande famille des instruments par le Syndicat des Musiciens américains et relégué au rang des accessoires à vocation décorative ou déconnante (très prisé, notamment, par l'inénarrable Spike Jones).
L'heure du come-back, néanmoins, a sonné. A Paris, une fratrie jusqu'alors secrète a décidé de faire réentendre au plus grand nombre le joli son - entre guitare andine, banjo, kora et kalimba - du ukulélé. De vrais mordus, venus d'horizons multiples, réunis en un redoutable " Club " d'irréductibles.