Le comédien invite, par un coup de sifflet, le public à un voyage en Russie, un transsibérien lyrique et poétique. Le décor minimaliste évoque un salon (samovar, table, chaises, châle, paravent etc.), mais chaque accessoire permet de s'évader de ce quotidien initial. Un châle devient la cape de Méphisto, ou le manteau de Marguerite; un paravent fait apparaître la Mort sur le champ de bataille. On part donc dans des scènes de la Russie du XIXe siècle, soit en musique, avec des airs et duos d'opéras (Glinka, Moussorgski, Rimski-Korsakov etc.), soit en mots, avec des lectures de pages d'auteurs russes en traduction française (Pouchkine, Tolstoï, Dostoïevski etc.). Le spectacle finit par une scène de ménage comique haute en couleurs tirée du plus connu des opéras ukrainiens (Goulak Artemovski, Le Cosaque au-delà du Danube).