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Au piano, cette disciple de Bud Powell, a su enrichir ce style et le rendre personnel par un mélange d'intensité et de douceur, de rigueur et de sensibilité.
On retrouve cette même antithèse dans ses arrangements et interprétations pour grand orchestre, influencés à la fois par Gil Evans (unissons d'instruments de sections différentes) et par Duke Ellington et Thad Jones (puissance du jeu en section), et de Charlie Mingus (dans l'orchestre duquel elle a joué pour quelques enregistrements) entre bebop et mainstream. La délicatesse parfois méditative, soulignée parfois par l'emploi d'instruments japonais) de certaines introductions (flûte et sourdines) éclate en orages maîtrisés (tutti de tous les cuivres et Rythme (solfège)s appuyés, riffs puissants et solis volubiles valorisés par une alternances de doux legato de tout l'orchestre, de relances vigoureuses et de chorus seulement accompagnés de la section rythmique).
Elle aime le contraste des timbres d'instruments et recourt parfois à des éléments du patrimoine musical japonais. Mais qui marque surtout son écriture, c'est le phrasé de masse, la légèreté des ensembles.
Cet orchestre apparaît dans le film documentaire « Jazz is my Native Language » (1983).
Toshiko Akiyoshi a écrit une autobiographie (« Life with jazz »), pour ceux qui lisent le japonais ou le coréen.