C'est une route qu'elle a prise tôt, une quête inachevée depuis ses premiers écrits.
La musique classique présente depuis l'enfance, la rencontre du jazz pour chanter ses émotions, la pudeur de la littérature japonaise, ont posé leurs empreintes sur sa sensibilité au fil des années.
THILDA c'est le nom choisi par Mathilde Ferry... une émotion, une envie profonde de décrocher du sol.
Mathilde écrit, compose et arrange ses chansons. En 2009, elle enregistre un premier EP à Montréal où on retrouve la chanson 'L'Hôtel de son cœur'. Elle construit ses premiers arrangements vocaux qui la suivront sur tous ses projets musicaux. Ce texte qui la suit depuis si longtemps devient le thème de son premier album à venir.
L'aventure commencerait ici, dans le désir de partir à la recherche, de reprendre contact avec l'abandonné de nos vies, de s'échapper un moment à l'intérieur de la douceur sucrée du soir. De battre à nouveau la mesure intact du désir, et qu'importe lequel...
L'écriture personnelle de THILDA s'opère à ces endroits confus où l'affect va et vient sans trouver sa demeure. La musique au compte-goutte, progressive, parsemée d'électro, sort de cette eau enfouie d'une affectivité accrocheuse. Elles savent, ces sensibilités de lisières que l'existence même du cœur ne va pas de soi.
Embrassé de chœurs, et suivant la voix chantée, justement murmurée, ce premier album de THILDA nous invite au voyage des cœurs réservés. Qui gardent en réserve la majeure part des émotions, faute de place. Du cœur qui ne sait pas qu'il aime tout ce qui existe. Qui ne voit pas qu'il quitte tout ce qu'il aime. Qui ne sait pas qu'il a tant de choses à dire.
Peut-être qu'à écouter en fermant les yeux sa musique secrète, un fragment doux de sa clé remontera à la surface...?
