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Il y a des archets qui voltigent, le timbre frémissant d'une caisse qui roule sous l'éclat des cymbales, le dansant labour des basses frottées, soufflées, pincées.
Il y a des contrastes appuyés : deux dessus (violons), comme on dit en Baroquie, deux dessous ! (clarinettes et contrebasse) et une quincaillerie de percussions pour soutenir la pulsation.
Il y a une absence remarquée du côté de la section harmonique, sauf qu'avec douze cordes et une anche, fut-elle simple, il y a largement de quoi pallier à ce manque.
Enfin il y a une hétérogénéité stylistique avouée, qui se risque de Cuba en Appenzell, d'Argentine en Irlande, enchaîne allègrement les parties écrites et les échappées improvisées, répercute l'écho des musiques du monde dans le sillage groovy d'une walking-bass, d'un tumbao de salsero ou d'une frénétique cadence des Balkans...