On les a entendus sur Couleur 3 et vu sur MTV avec leur précédent album en 2009 : après avoir passé presque chaque semaine sur scène depuis, SPENCER reviennent avec un troisième album fort en goût, entre références new wave de bon ton et modernité sonore: une voix chaude comme une baraque à frites qui surfe sur douze hymnes que ne renieraient ni Editors ni Foo Fighters.
La force de SPENCER, c'est avant tout la voix de Leo Niessner, qui chante juste et bien, tout d'abord, mais dont le timbre égale la rugosité vocale d'un Paul Banks, d'un Michael Stipe ou d'un Matt Berninger (The National). Ensuite, c'est un savoir-faire dans le songwriting, qui réconcilie le grandiloquent d'un rock héroïque au sombre de la newwave : les clins d'oeil, appuyés ou discrets, à The Cure, The Cult ou Joy Division parsèment "Echoes of Loneliness", sans pourtant entraver des refrains souvent plus épiques que ténébreux. Justice est rendue au potentiel du trio grâce à la production de ce troisième album: ripolinés à la table de mixage par Philippe Laffer (The Bianca Story, My Heart Belongs to Cecilia Winter), sous l'oeil bienveillant de Thomas Rechberger (producteur des Lovebugs, qui gratouille d'ailleurs sur le single "Stronger", avant-garde redoutable de l'album), les douze titres de ce troisième long sonnent ample et dense.
SPENCER ont près de dix ans de scène au compteur et 250 concerts entre la Suisse et l'Allemagne. Des concerts réputés très turbulents, que les Argoviens enquillent avec ferveur et réussite; on les a vu près d'une dizaine de fois dans les festivals d'été 2013, et autant de dates sont prévues cet automne, pour défendre ce nouvel album qui voit le jour le 23 août prochain sur leur label Ambulance Recordings.
Membres: Leo Niessner (chant / guitare), Pascal Münger (basse), JP Free (batterie)