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Ska-P, c'était au départ un groupe alternatif de Madrid, qui tournait dans les bars. Mais, grâce à quelques tubes surprises et une solide réputation scénique, c'est devenu la référence incontournable du ska-punk des années 90 et 2000. C'est en 1994 que le groupe se forme autour du chanteur et guitariste Pulpul. Très vite, ils enregistrent un premier album éponyme et autoproduit, qui grâce à un mini-tube sur un club de football local, parvient à atterrir sur un bureau de BMG, qui leur propose un contrat l'année suivante. L'orchestre connaît alors un problème classique d'identité : certains musiciens s'en vont, de nouveaux arrivent, en particulier Pipi, deuxième chanteur repéré pour sa faculté à mettre le feu sur scène. Après deux années de tournée alternative en Espagne, Ska-P sort enfin "El Vals Del Obrero" qui les fait connaître en France grâce au tube "Cannabis".
Ces six joyeux escogriffes sont la dernière coqueluche de nos scènes hexagonales. Précédés d'une réputation de scène explosive (et il est vrai un peu sulfureuse), les Madrilènes séduisent le public partout où ils passent. Depuis quatre ans, ils tournent et déboulent sur toutes les scènes avec leurs shows visuels et sonores. Portés par leur musique speed et mâle à coup de guitares et de batterie ! Sur une base de ska, les Espagnols mélangent divers styles et militent avec leur ska-punk noyé de rock ou teinté, parfois, de reggae.
Fièrement anarchistes, politiquement excessifs, les Ska P ont réussi à sauvegarder leur idéologie, refusant tout compromis avec les médias et s'engageant sans fard pendant leurs concerts. Ils sont toujours prêts à s'exprimer, occasion de « faire passer un message sur les violences machistes, l'hypocrisie de l'église ou la situation politique ». Ils revendiquent et militent en faveur de la dépénalisation du cannabis, luttent contre les corridas, égratignent l'église et le pape, hurlent contre leur système social...
Le groupe se dissout en 2005 puis en 2008 se reforme et sort un nouvel album "Lagrimas y jozos". En 2013, ils sortent leur avant dernier album "99%". « GAME OVER », composé de 12 morceaux, est une déclaration d'intention, un « ça suffit comme ça», un réveil. Bien que 5 années se soient écoulées, les problèmes de société restent les mêmes, il ne pouvait donc en être autrement. SKA- P reste ferme et s'en tient à son seul discours, dont nous espérons qu'il soit une lueur d'espoir face aux nombreux défis, pour qu'il propage notre combat. Le message est clair : c'est toujours le peuple qui, en plus d'être opprimé, doit se sortir lui-même de tous les problèmes, par la lutte et le travail. Des textes qui ne mâchent pas leurs mots et sans autocensure.