
Pour donner corps et voix à ce conte populaire burkinabé, les 4 danseurs et la conteuse se parent de masques animaliers. Cette histoire nous parle de l'autorité, de la ruse, de la prétention et du châtiment. Sur un fond fantastique et comique, elle fustige la cupidité et le mensonge dans les rapports entre les hommes.
" Dans les yeux des chevaux, on se voit.Cette création tutoie l'animal pour parler des hommes. Ce centaure déchu cherchant son équilibre mais déjà à terre, peine à se relever. La danse est construite dans une tension avec la physicalité du cheval qui finit par se liquéfier, comme ces gens qui abandonnent, se mettant à l'abri, reniant tout combat pour vivre dans la peur et égarant ainsi leur cheval intérieur. La musique est construite comme les claquements du slameur. Les instruments au fur et à mesure se désaccordent. Le monde perd son cheval."
Seydou Boro