David Venitucci, à l'accordéon, signe les arrangements. Mohannad Nasser joue de l'oud, instrument traditionnel arabe, voisin du luth. Ils improvisent, réinventent les harmonies, composent un répertoire unique. Le récital Sahar réconcilie les parlers des peuples arméniens, français, italiens, allemands, hébreu ou arabes. « Les langues murmurent une humanité partagée. » C'est encore une utopie fragile. Pourtant, dans un monde tellement divisé, la grâce de l'univers musical, vivace et joyeux, sensible ou grave de Sahar offre un instant de répit et de bonheur, loin des tragédies de l'histoire.