Le sol rouge devient instrument : glissés, tombés, frottés y résonnent, donnant à entendre la danse. Parfois en silence, parfois en fusion avec la musique, les corps dialoguent avec elle, la prolongent ou la précèdent. Sobres, les costumes révèlent les mouvements. La chorégraphie, pensée comme une partition, mêle unisson, canon, fugue, dans une architecture claire et polyphonique. Béatrice Massin s'empare du langage baroque pour en déployer l'esprit dans une écriture résolument contemporaine. Que ma joie demeure est une fête des sens, un moment suspendu où danse et musique ne font plus qu'un.
