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Né en 1948 au Congo, Philippe Anciaux n'en défend pas moins la chanson wallonne. Aux côtés de Jacques-Ivan Duchesne, Maurane, Philippe Lafontaine, Joseph Reynaerts, il a fait, durant les années 70', les beaux jours de la chanson francophone belge.
Il a gardé une place de choix dans le cœur des amateurs de langue wallonne avec des textes clairement engagés comme « Cama », qui dresse un bilan humain de la situation des ouvriers wallons. Il a d'ailleurs remporté le Grand Prix de la Chanson wallonne avec « Il Cinse di Prasle» en 1976.
Mais son militantisme ne se limite pas à la langue wallonne ou à la cause ouvrière, l'écologie est un autre de ses sujets de prédilection.
Humaniste et généreux, il prend fait et cause pour ce qui lui semble juste et on peut difficilement le prendre en défaut sur le sujet.
A la fin des années 1990, il devient directeur-animateur du Centre Culturel de Seraing et se fait discret sur scène. En 2006, il participe comme acteur au film La Raison du plus faible de Lucas Belvaux.
« Son humanisme et sa générosité s'expriment aussi par des pavés qu'il lance dans la mer lorsque celle-ci est agitée alors qu'elle tente de nous « endormir » au son du flux et reflux ; l'air de rien ... mais on ne l'y prend pas le Philippe qui en a vu d'autres tout au long de cette vie qu'il offre à ceux qu'il aime, aux combats auxquels il croit et pour lesquels il se bat... toujours et encore !!! « En me voyant sans besoins, on me croyait sans exigences aime-t-il à répéter »
Son amie
« Lorsque l'artiste s'enferme dans sa tour d'ivoire, il risque de laisser le monde aux mains des incapables voire des nullités » - Alexandre Soljenitsyne