Longtemps partagée entre le théâtre et le piano, Ourida se consacre finalement à la voix, et s'exile quatre ans à Marseille, où elle joue avec des cuivres, des percussions orientales et brésiliennes. Aussi ingénue que violente, sa voix peut se durcir ou se distordre, cultiver l'humour comme la colère, et cherche une expression directe de l'émotion qui donnerait, à chaque morceau, la force des images. Après avoir tourné en solo pour trouver un son plus épuré, elle trouve, dans le trio, la formation idéale : les influences digérées laissent place à un son plus poétique, original, qui tient directement sa source de la vie.