Attention à la confusion : Oshen n'est pas la « dernière découverte féminine » de la « nouvelle chanson française » : la demoiselle ne sort pas d'une pochette-surprise. Sept ans de scène, dont quatre au rythme de 80 combats par an, ça vous forge le tempérament. Surtout quand celui-ci est potentiellement explosif et qu'on a alterné concerts perso en comité restreint et premières parties XXL (Bénabar, Brigitte Fontaine, Bashung, Les Rita Mitsouko, Sanseverino ...).
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Don Juan est son premier opus (octobre 2005) . Un vrai bel objet, sur le fond comme sur la forme, dont une version autoproduite se vendait sous le manteau, en fin de concerts, depuis quelques mois. Séduisante, puisqu'une maison de disques aussi affûtée que V2 Music craque pour la demoiselle et lui donne les moyens de réarranger certains titres au printemps 2005. Amateurs de soupirs monochromes, passez votre chemin. Oshen aime la variété, au sens noble et fort du terme. Et elle le prouve en chantant toutes les gammes d'émotions. Parce que, pour elle, un disque et un spectacle doivent « exprimer le ressenti émotionnel profond, avec ses failles, ses paradoxes, ses moments de bonheur fou et de désespoir.
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Impayable et irrésistible Oshen qui, en disque comme en live, s'appuie sur une bande d'experts indiscutables, tous issus du Conservatoire de jazz pour mieux vagabonder en liberté : Julien Tamisier (piano et synthés), Franck Lamiot (programmation et synthés), Stephane Bouba Lopez (basse). Et quand ça décolle, ça décoiffe. « Pour moi, dit Oshen, la scène est une histoire d'énergie. Quand tu en dégages suffisamment et que la salle est au diapason, il y a tellement de force dans l'air que tu n'as plus qu'a t'asseoir dessus. Tu tiens comme un fakir ! » Parole de tornade blanche dont la spéciale dédicace de son Don Juan s'adresse « à tous ceux qui se bougent les fesses pour que la vie soit un peu plus belle chaque jour ».
(Extrait de la bio écrite par Jean THÉFAINE pour V2 Music - septembre 2005)