
A droite, Vaati. Lui parle avec la même passion des textes de Michel Polnareff ou des influences médiévales de Led Zeppelin. Il reconnaît que c'est le premier album de Wiz Khalifa, Rolling Papers, qui l'a plongé dans le rap mais rêve de collaborer un jour avec Benjamin Biolay. Lorsque Nusky le contacte sur Facebook pour lui demander des instrumentaux, l'hésitation n'est pas longue. Six mois plus tard, ils enregistrent des titres et ne tardent pas à livrer Lecce, leur premier projet commun.
Sur ces trois titres, on retrouve alors l'ADN de ce qui fera leur binôme. Marqué par ses souvenirs de lives des Guns N' Roses, Nusky est habité et habille sa performance d'une forme de théâtralité surprenante. Vaati, qui joue du clavier et de la guitare, revisite complètement les morceaux face au public et leur donne une nouvelle tonalité.
C'est dans ce contexte que sort Bluh, nouvel EP et nouvelle marche en avant pour le duo. Lorgnant autant vers le rap que la pop, empruntant aussi bien au R&B qu'à la musique électronique, ils sont toujours aussi décomplexés mais beaucoup plus maîtres de leur style et de leur proposition artistique. Pas étonnant qu'ils aient mis de côté leurs escapades en solo pour se consacrer pleinement à l'entité « Nusky & Vaati ».

