De la table familiale aux pardons, en passant par les fest-noz où va sonner son père, jusqu'aux nombreux festivals que compte cette région, Nolùen se forme une oreille et un bagage musical qui font d'elle aujourd'hui l'une des chanteuse phare de la tradition musicale en Bretagne.
La présence de sa voix et la richesse du style spécifiquement vannetais acquis auprès de ses proches lui valent très tôt la reconnaissance de ses pairs : elle est encore lycéenne lorsqu'elle remporte le Kan ar Bobl en 1989 et 1990, et depuis l'âge de 16 ans son parcours la mène des plateaux de fest-noz au Théâtre de la ville de Paris, des chapelles au festival des Vieilles Charrues.
Passionnée également par la musique vocale du Centre-Bretagne, elle apprend puis pratique le Kan ha Diskan avec des grands noms du genre : Manuel Kerjean , Erik Marchand , Marcel Guilloux mais aussi avec beaucoup d'autres chanteurs à la notoriété plus locale tels Catherine Duro, Edouard Harzic, Bastien Guern, Jean Hourman... et a depuis 25 ans comme «commère» Annie Ebrel.
Sa profonde connaissance des chants et sa maîtrise de plusieurs styles traditionnels très différents font d'elle un cas à part chez les chanteurs, à la fois référence, pédagogue et interprète très demandée. Qu'elle chante a cappella ou accompagnée, la démarche de Nolùen Le Buhé vise toujours à partager le goût, le plaisir et les infinies nuances d'un répertoire qu'elle connaît intimement avec, outre ses richesses musicales, ses trésors humains d'histoires, d'anecdotes, d'interprètes, de souvenirs.