Michèle Bokanowski a recours à toutes les sources sonores dans ses compositions : sons instrumentaux, parfois sous forme de compositions, ambiance identifiable, sons du quotidien, sons électroniques, qu'elle manipule avec un très grand souci du détail. Une certaine mécanique obsessionnelle pourrait la rapprocher du minimalisme répétitif, mais c'est plutôt l'étrangeté onirique, parfois un peu inquiétante, alliée à une grande expressivité qui marque l'auditeur, et qui constitue, dans le cas des films de Patrick Bokanowski, ce contrepoint parfait aux images.