Même s'il disparaît parfois, Michel Jonasz marque le temps avec ses chansons. Cela commence en 74 avec un premier 30 cm duquel émerge « Dîtes moi » et « Super Nana ». C'est son ami Alain Goldstein qui compose les musiques, Jean-Claude Vannier signant certains textes comme « Super Nana ». Un an plus tard, deuxième album, « Changez tout », « Les Vacances au bout du Monde », dont Jonasz signe les musiques. En 77, année magique, « Du Blues du blues », « J'veux pas que tu t'en ailles », Jonasz signe à la fois les textes et les musiques, installe définitivement son style entre blues mélancolique et swing nostalgique. A l'automne, il se produit pour la première fois seul au Théâtre de la Ville pendant une semaine, devenant un artiste de scène à part entière, sachant en ajouter suffisamment dans les ambiances pour que le public salue ses prestations. Il aborde les années 80 par un 6ème album primé à l'Académie Charles Cros. Très prolifique un 7ème suit, « La Nouvelle Vie » qui sera son premier grand succès avec des chansons comme « Joueur de Blues » et « Les Fourmis Rouges ». Les années suivantes, il apparaît plus souvent au cinéma que sur une scène, mis à part la sortie de son 8ème album « Tristesse ». C'est en 85, avec « Unis vers l'uni », qu'il retrouve Gabriel Yared pour quatre chansons, travaillant toujours avec les mêmes musiciens Manu Katche, Jean-Yves D'Angelo et Kamil Rustam. Nouveau spectacle, cette fois au Palais des Sports de Paris où Jonasz utilise tous les artifices des lumières et des décors afin de créer un climat unique sur scène. Pari réussi puisque le public suit en nombre. En 1988, Jonasz aborde un tournant dans sa carrière ; il écrit « La Fabuleuse histoire de Mister Swing », mi-récital mi- spectacle musical qui se joue sur scène avant la sortie de l'album. Dans les années 90, Jonasz se fait plus rare, moins inventif, ne se renouvelant que très peu comme en témoigne « Où est la source » (1992) et « Soul Music Airlines » (1996). A l'approche de la fin du millénaire, Jonasz ose l'association des machines et des instruments sur son nouvel album « Pôle Ouest ». Une réussite qui lui permet d'investir à nouveau l'Olympia.
Ecrit, mis en scène et interprété par Michel Jonasz.
« Il y a
deux ans, je décidais de rendre hommage aux musiques qui ont joué un
rôle essentiel dans ma vie artistique : la chanson française, la
musique tzigane et le blues. Après l’album et le spectacle « chanson
française », voici sous la forme d’une pièce de théâtre, l’hommage à la
musique tzigane. Pour ce deuxième volet de ma trilogie, je serai seul
en scène et raconterai l’histoire de mon grand-père, juif polonais, qui
à l’âge de vingt ans, va quitter la Pologne, pays sans avenir, pour
aller vivre en Hongrie où il va rencontrer sa femme, faire des enfants,
tenir une petite épicerie, devenir un fameux cantor dans plusieurs
synagogues avant de connaître comme tant d’autres la déportation. Il
est évident que cette pièce, que je considère comme un devoir de
mémoire, dépasse le simple hommage à la musique tzigane. C’est avant
tout pour moi, un message de fraternité.
Aucune vie n’est plus importante qu’une autre – Chaque vie est sacrée » - Michel Jonasz
Le Quotidien du Médecin Sans moyens autres que la sincérité, Michel Jonasz rend la vie à sa famille

martine
-pascale
-
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